Histoire de la boulangerie
|
|
Le
pain apparaît en –8000 av. J.C.
avec les prémisses de l’agriculture. Le métier de boulanger se développe
au cours de l’antiquité avec l’avènement des civilisations méditerranéennes
(égyptienne, grecque et romaine).
Au moyen âge,
le système féodal régissait les activités humaines, y compris la
boulangerie : la cuisson du pain faisait l’objet d’une
redevance. Peu à peu, les boulangers, appelés en ce temps les
talmeliers, s’organisèrent en une corporation très puissante. C’est
entre 1789 et 1870
( de la révolution française à la 3ème république) que
les premiers essais de mécanisation se font mais le métier de
boulanger reste encore très physique. En effet, le boulanger travaillait
à la main, les conditions de travail étaient épuisantes : pétrir,
brasser, soulever une quantité importante de pâte dans une atmosphère
surchauffée et humide avec la poussière due à la farine et la cuisson
au bois. Puis
de 1870 à 1945
(2ème guerre mondiale) la boulangerie se modernise :
les inventions sont nombreuses et l’accès à des matières premières
diversifiées est plus aisé. Cependant avec la crise économique de
1929 et l’occupation des allemands, le pain va se raréfier. De
l’après guerre aux années 60,,
les fournils se modernisent et les produits industriels sont des succès
commerciaux auprès des consommateurs urbains. Depuis
1960,
des progrès considérables sont apportés par la technique et
principalement par l’électricité. Cette évolution se fait entre
1960 et 1970 et tous les fours fonctionnent à l’électricité ou au
gaz, avec un chauffage indirect. Fini donc le long et fastidieux pétrissage
manuel. L’enfournement qui se faisait jusqu’alors à la pelle se
fait grâce à des tapis, où la quantité de pain fournée est
importante. En
1964,
le pain français s’exporte de plus en plus, en particulier en Europe
du Nord mais aussi au Japon et aux Etat-Unis. En
1968,
apparaît les premières farines prêtes à l’emploi. Entre
1968 et 1975,
6786 boulangeries artisanales disparaissent. En
1977,
les croissanteries apparaissent et progressent rapidement dans les villes,
sur des lieux de passage très fréquentés. 1983
: c’est le début de la surgélation de pâte à pain crue. Les grosses
unités de fabrication commencent à livrer des terminaux de cuisson en
pâtons crus surgelés. Il suffit de les décongeler, de les laisser
fermenter quelques heures puis de les faire cuire, le plus souvent par un
personnel non qualifié, dans les fours rotatifs. 1986 :
liberté totale du prix du pain 1987
: les ventes de pains spéciaux ont pris un essor important. La quête de
nouveaux produits génère des appellations inédites : pain à
l’oignon, à l’ail… 1995 :
protection de l’appellation boulangère. Seuls les lieux mettant en œuvre
la totalité des opérations unitaires d’un diagramme de planification
peuvent afficher le nom de boulangerie (Arrêté du 12 décembre 1995). 1999 : création de la boulangerie Farinër. |